Quatre pays voisins — quatre approches fondamentalement différentes. Pour quiconque envisage un traitement ou une coparentalité impliquant des ressortissants de ces États, comprendre le cadre juridique n'est pas une formalité, c'est une nécessité.
L'Union européenne n'a pas de législation unifiée sur les techniques de procréation médicalement assistée. Chaque État membre établit ses propres règles — et les variations sont considérables. Ce qui est autorisé en Espagne peut être une infraction pénale en France. Ce qui est une routine au Danemark reste un sujet de débat houleux en Pologne. Quatre pays — l'Italie, l'Autriche, la Suisse et la Pologne — offrent une coupe particulièrement contrastée des approches européennes en matière de droit reproductif.
La loi italienne 40/2004 est l'une des plus restrictives d'Europe. Elle interdisait le don de tiers, proscrivait la GPA comme infraction pénale, restreignait le DPI, et fermait l'accès aux femmes seules et aux couples de même sexe. En 2014, la Cour constitutionnelle a jugé l'interdiction du don hétérologue inconstitutionnelle — ouvrant le don d'ovocytes et de sperme aux couples hétérosexuels. Femmes seules, couples de même sexe et GPA restent exclus. En 2023, les autorités italiennes ont publié une circulaire empêchant l'enregistrement d'enfants nés par GPA à l'étranger avec deux pères, alimentant une controverse juridique persistante.
La réforme de 2015, issue de décisions de la Cour constitutionnelle autrichienne, a ouvert l'accès aux couples lesbiens et aux femmes seules. La GPA reste totalement interdite. L'anonymat du donneur a été aboli en 2005 : les enfants peuvent connaître l'identité du donneur dès quatorze ans.
La Constitution suisse interdit directement la GPA — norme constitutionnelle modifiable uniquement par référendum. Le don d'ovocytes était interdit jusqu'en 2017 ; un référendum de 2016 a changé cela. Situation actuelle :
La Pologne est peut-être l'exemple le plus dynamique de la façon dont un changement de régime politique peut modifier radicalement le droit reproductif. Situation actuelle (2025) :
Italie, Autriche, Suisse et Pologne représentent quatre approches fondamentalement différentes. L'Autriche a libéralisé et continue. La Suisse avance lentement, contrainte par ses limites constitutionnelles. L'Italie dispose de précédents constitutionnels libéraux mais reste politiquement conservatrice. La Pologne est le contexte le plus imprévisible, où les lois changent avec les gouvernements.